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Kyōto, Kamogawa, geishas et maiko prenant le frais sur une estrade sous le pont de Sanjō


Commentaire

Ici les deux geishas1 et les deux maiko (apprenties geishas), assises en seiza, ont manifestement posé pour le photographe. Une maiko nous tourne même le dos pour mettre en valeur son superbe darari no obi qui pend de sa taille jusqu'aux chevilles quand elle est debout. Devant elles, on remarque deux nécessaires à fumer. Ce genre de scène était toutefois courant car des estrades étaient alors installées sous les ponts de la rivière Kamo pour permettre aux Kyōtoïtes de se rafraîchir près de l'eau, à l'ombre du pont, lors des fortes chaleurs estivales. Ces estrades ont aujourd'hui disparues. Elles furent démantelées en 1894 lors des travaux d’aménagement du lit de la rivière dont les crues pouvaient être dangereuses.

Dîner sur les terrasses que l’on aperçoit en arrière-plan, bordant la Kamogawa, reste encore un loisir très apprécié l’été. Ces luxueux restaurants donnent, à l’opposé des terrasses, sur la petite ruelle de Ponto-chō (先斗町) éclairée de lanternes rouges au motif d’oiseau stylisé (chidori), emblème de cet hanamichi (le quartier des geishas de Ponto-chō). En sortant de l’un d’eux, on croise encore des geiko et des maiko se rendant à un rendez-vous dans une chaya du quartier.

Notes

1. Aujourd’hui, à Kyōto on emploierait plutôt le terme de geiko, un terme du dialecte de Kyōto (kansai-ben) dont l’usage s’est généralisé dans cette ville après la Seconde Guerre mondiale avec l’évolution du métier de geisha.


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