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Kōzaburō Tamamura

Deux femmes tenant une ombrelle en bord de mer


Commentaire

Deux femmes posent dos à une falaise devant la mer en tenant une ombrelle en papier (kasa). Apparemment par une belle journée d’hiver. La lumière est froide, les arbustes sans feuilles et elles ont revêtu un haori au-dessus de leur kimono, un vêtement réservé aux hommes à l’époque Edo. Celle de droite cache ses mains dans ses manches, par coquetterie1 ou pour se réchauffer.

Il n’y a pas d’indication de lieu mais cela ressemble à Honmura, au sud de Yokohama où des chaya réputées pour leur vue sur la baie étaient installées en haut de la falaise.

C’est une belle composition, symétrique, formellement assez inhabituelle dans la photographie souvenir. Elle mélange portrait et paysage, comme l’épreuve de cet album de geishas sous le pont de Sanjō (cf. épreuve 15895). Des compositions rendues possibles en extérieur dans les années 1890 grâce au progrès des émulsions photographiques, plus rapides.

Cet album ne contient que des portraits de femmes. De l’époque Bakumatsu à l’ère Meji, on est passé, dans la représentation occidentale du Japon d’un monde sans femmes, celui des samouraïs, à un monde sans hommes, celui des mousmées et des geishas…

Notes

1. Ne pas montrer ses mains est une manière de signifier que l’on n’a pas besoin de travailler pour gagner sa vie.


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